SolatoRobo, ou une petite perle pour la fin de vie de la DS

 

On commençait à croire que Nintendo avait définitivement enterré sa DS, qui il faut le reconnaitre, commence à accuser ces 7 ans, et fait pale figure à coté de sa petite sœur la 3DS qui commence à s’implanter dans le paysage vidéo-ludique européen. Au point où on pouvait penser qu’il n’allait plus y avoir sur cette console que des énième Léa Passion tricot, Alexandra Ledermann, ou des licences de dessin animes à bas prix…

C’est sans compter le studio CyberConnect2, auteur des très connus Dot Hack, Naruto Ultimate Ninja, ou très récemment, le très attendu Asura’s Wrath.

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Mais avant tous ces jeux connu, le studio, encore appelle Cyberconnect à l’époque, avait édité un RPG SteamPunk sur Playstation, Tail Concerto, se passant dans le Royaume de Prairie, formé d’iles volantes, et peuplé d’homme chien, les Caninus et homme chat, les Felinekos. C’est dans cet univers, nommé Little Tail Bronx, que CyberConnect 2 nous a sorti cette année, la suite spirituelle de Tail Concerto, appelle SolatoRobo (ソラトロボ), ce qui se traduirait par  « Ciel et Robot ».

Edité par Namco Bandai au pays du soleil levant, il sera édité par Nintendo en Europe, et disons leur merci connaissant la frilosité des gros studios japonais à sortir des versions régionalisés en Europe, surtout pour des petits RPGs tel que SolatoRobo. Grace à ça, nous avons un jeu complètement traduit en Français, ponctue de petites onomatopées en français, doublés par des vrais doubleurs japonais, ce qui renforce l’immersion dans le jeu. Entendre un japonais dire, en Français, « Sapristi » ou « Bon courage » ca n’a pas de prix.

C’est donc dans cet univers SteamPunk, que nous suivons les aventures de Red Savarin, chasseur de prime caninu, et de sa petite sœur Chocolat, qui voyage à bord de leur avion l’Asmodeus. Tout commence avec une mission d’introduction assez simple, mais qui présente assez bien, les différents mécanismes du jeu. Red, juché sur son robot humanoïde, le Dahak (Qui nous rappellera la RoboArmure de Waffle, le héro de  TailConcerto), nous apprenons rapidement à courir, sauter et attraper tous les objets, et ennemis du jeu. Nous apprenons aussi a contrôler directement Red, qui peut monter et descendre de son robot à tout moment, afin d’explorer des endroits trop étroit pour le Dahak, ou afin de récupérer des bonus cachés, symbolisés par des petits étoiles violettes.

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C’est au cours de cette mission, que Red va rencontrer une fillette felineko, Elh, alors que le vaisseau sur lequel il se trouve tous les 2, est attaqué par une créature titanesque aux allures de Leviathan volant. C’est à ce moment que l’aventure épique commence, aventure qui va emporter Red aux 4 coins de Little Tail Bronx. A bord de l’Asmodeus, Red va voyager sur différentes iles volantes, pour y accomplir des mini-quêtes, servant à gagner sa croute, mais surtout à retrouver les 3 cristaux qui permettent d’accomplir le rite afin de rendormir le monstre, portant le doux nom de Lares. Face à eux, un groupe paramilitaires de bandits, cherchant quand à eux, à s’approprier le monstre et ses pouvoirs.

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Les mécanismes du jeu s’acquièrent assez vite, et on se retrouve assez vite a exterminer chaque ennemi que l’on rencontre, qu’il soit simple bestiole, ou bandits montés sur robots. Et c’est là, où le bât blesse, SolatoRobo, aussi beau qu’il soit, est d’une facilite déconcertante. Les ennemis sont lent, et laisse beaucoup de temps pour se faire attraper et jeter dans tous les sens, et il ne faut pas plus de 30 secondes pour voir la faille dans les mouvements des mini-boss et les renvoyer ad-patres (Pour dire, je ne suis mort qu’une fois contre le boss final).

Notre robot peut être amélioré avec des pièces que l’on acheter dans les différentes boutiques que l’on rencontre sur les iles. Nous n’avons au départ que peu d’emplacements pour installer ces pièces, mais rapidement nous récupérons des cristaux servant à ouvrir plus d’emplacements et augmenter la capacité de modification de notre Robot. Ces pièces s’imbriquent les unes dans les autres comme un tetris et demandent parfois un peu de réflexion pour ajuster au mieux les différentes caractéristiques avec l’espace disponible.

Les quêtes sont tout aussi simples, car nous sommes constamment guidés soit par Chocolat et Elh, soit directement par le contracteur, qui nous indique la marche à suivre pour finir la mission. Malgré cette grande facilite, on se prend vite au jeu, et on se laisse prendre par l’histoire, oubliant ces petits défauts. SolatoRobo contient plusieurs mini-jeux assez sympathiques : course dans le ciel, combat de gladiateur, pêche, … dont je ne suis pas ennuyés, même si la mécaniques des courses de vaisseaux aurait put être un peu plus poussée, laissant un arrièere-gout de sous-Mario Kart dans le ciel.

 

Dans l’ensemble, SolatoRobo est un très bon jeu, pour les fanas de A-RPG, très coloré, avec un Chara Design irréprochable (La séquence d’intro en anime est juste superbe), et un scenario digne d’un bon anime/manga. La durée de vie est correcte, le jeu pouvant se finir en 20~25h, si l’on souhaite récupérer toutes les cristaux, les photos, la musique et l’encyclopédie (Amis de la collectionnite aigue, vous allez être servis). Je le conseille à tous ceux qui cherche un bon jeu pour leur DS/DSi/3DS, mais dépêchez vous, car Nintendo n’a fait éditer que 15 000 copies pour la France.

 

Les Plus Les moins
+ Univers splendide, très coloré

 

+ Système de combat intuitif

 

+  Les onomatopées en français doublées
par des japonais

 

+ Le systeme d’amelioration, très simple

 

– Trop Facile, et dirigiste

 

– Court si l’on ne souhaite pas faire les 100%

 

– La musique aurait mérité à être plus marquée

 

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