Once upon a time, in the Sky …

Comment parler de Super Mario 3D Land sans parler de l’autre hit sorti le même jour (pas sur que c’était la meilleure idée marketing vu le désert sur les consoles Nintendo ces 3 dernières semaines). Il s’agit du 14eme Zelda (17 en comptant les CD-I), et chronologiquement le 1er de la Légende (Selon la chronologie Officielle sortie récemment)
Nous découvrons donc la ville de Celesbourg (Skyloft en anglais), ville qui se situe au dessus de la mer de nuages, et dont personne ne sait ce qui se situe en dessous. Et dans cette ville, nous incarnons Link, élève chevalier a l’académie, qui doit participer a l’examen final, qui n’est autre qu’une course d’oiseaux. Et pour les 25 ans de l’académie, c’est la fille du directeur, Zelda, qui est la représentante de la déesse, qui donnera son trophée au gagnant. Mais suite à la victoire de Link, Zelda et lui vont faire une balade dans le ciel, lorsqu’une tempête éclate, et fait tomber Zelda sous la mer de nuage. Link quant à lui, est sauvé in extremis par son oiseau, et se réveille à l’académie. Se promenant dehors de nuit suite à l’incident, il se retrouve dans une pièce secrète sous la statue de la déesse, où il trouvera l’épée de la déesse, et sa gardienne, la volubile Fay. Guidé par elle, Link va découvrir le monde sous les nuages, afin de retrouver son amie Zelda.

Dans la lignée lancée par Zelda: The Wind Waker, au début de l’histoire, Link est juste un villageois comme les autres, qui va doucement par la suite, devenir le héro de la légende. Nous commençons donc par une mini-mission pour récupérer votre oiseau, et pour cela, vous avez besoin d’apprendre à manier votre épée via le motion+. Puis nous apprenons à voler sur notre oiseau, qui se pilote directement via le motion+, l’angle pris par l’oiseau étant le même que celui de votre wiimote, il faut donc tenir la wiimote parfaitement horizontal pour voler devant soi. Et il faut donner des coups de wiimote de haut en bas pour battre des ailes, ce qui une fois sur deux vous fait tourner vers la gauche ou la droite au lieu de juste vous élever. Mais on apprend vite à compenser ce petit inconvénient pour pouvoir voyager dans le ciel. Ceux qui critiquait le bateau de Wind Waker vont avoir de nouveau du grain à moudre tant le ciel de Skyloft parait vide. Il n’y a que 4~5 îles réellement importante, les reste sont quasi vides, ne contenant qu’au mieux qu’un coffre de la déesse (j’y reviendrais après). Mais rapidement, nous allons partir en quête de stèle permettant de débloquer les terres sous les nuages, au nombre de 3: Firone, Ordinn et Lanelle. Nous commençons donc par la forêt de Firone, ou nous allons rencontrer les twiki, probable ancêtres des Kokiri, et des Korogus. Nous allons donc commencer par une quête de recherche des Twikis avant d’accéder au temple. Car contrairement aux précédents Zelda ou le schéma était village-donjon-boss, il n’y a pas de villages en dehors de Skyloft dans le ciel, et avant chaque donjon, vous aurez une ou plusieurs quêtes à réaliser (différentes pour chacun) pour enfin accéder au temple. Les donjons sont beaucoup plus petits que la plupart des précédents zelda, mais nécessitent plus souvent de résoudre des énigmes parfois assez ardues, demandant de bien étudier la carte ou l’environnement des salles. De plus, il s’agit de l’un des Zelda les plus durs en terme d’ennemis, chacun étant assez rapide, et demandant une technique précise pour les vaincre, leur foncer dedans étant souvent plus mortel qu’autre chose.
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Quand aux quêtes secondaires, elles sont assez peu nombreuses, même si chacune vous prendra au bat mot 30 mins pour trouver l’objet et la ramener a son propriétaire. Les mini-jeux sont au nombre de 4: chasse aux insectes, tir a la citrouille façon tir aux pigeons, découpage de bambou, et chute libre sur roulette. Vous devez aussi trouvez sous les nuages des cubes de la déesse, cube qui, lorsqu’ils sont frappés, débloquent des coffre dans le ciel, coffre qui contiennent quart de cœur, médailles et accessoire, ou des rubis.
Je trouve les contrôles plutôt intuitifs, même si Nintendo a fait un choix bizarre en désactivant la fonction infrarouge du pointeur, ce qui rend difficile la visée si sa wiimote n’était pas parfaitement horizontal au moment de chercher à viser, demandant alors d’appuyer sur le haut de la croix pour recentrer le viseur. Ce système demande aussi de faire des mouvements plus amples qu’a l’habitude pour sélectionner un objet ou pour viser. Autre système bizarre, auquel je n’ai pas trop accroche, le fait de ne pouvoir sélectionner qu’un seul objet a la fois, demandant de repasser par le menu d’inventaire pour chaque changement, ce qui peut faire perdre un temps précieux, si on cherche a aller trop vite, et que l’on sélectionne le mauvais objet, sachant aussi que d’ouvrir l’inventaire se fait en temps-réel, et ne mets plus le jeu en pause automatiquement. Le système de crafting du bouclier et des objets de l’inventaire, est plutôt sympathique, et donne encore plus envie de farmer les objets et les rubis afin d’obtenir le saint graal des boucliers ou des carquois. J’aime aussi le principe de sac d’inventaire réduit, qui permet d’offrir une dimension stratégique au choix d’équipement avant le départ à l’aventure: devrais-je prendre un plus gros carquois, et vaut-il mieux que je prenne une seconde potion?

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Bref, c’était un jeu que j’attendais beaucoup, qui m’a agréablement surpris sur certains points, et assez déçu sur d’autres. J’aime comme toujours les musiques splendides, et le scenario plutôt prenant, et que je n’ai pas lâché pendant mes 40h de jeu. J’ai aussi aime les objets d’inventaire plutôt originaux (Surtout le scarabée télécommandé, et le fouet) qui change un peu des classiques (même si on retrouve les habituels lance-pierre, arc et bombes). J’ai beaucoup aime Fay, même s’il est vrai qu’elle parle trop, et mâche parfois un peu les énigmes (jamais quand j’en avais vraiment besoin). J’ai aimé la difficulté des ennemis, qui m’a permis de retrouver un vrai challenge dans un jeu Zelda, que je n’avais pas retrouve depuis Majora’s Mask. L’une des chose qui m’a frappé aussi dans ce Zelda est la présence, tout comme Majora’s Mask, d’oiseau servant à sauvegarder, remplaçant la sauvegarde a tout moment apporte par OoT, ce qui demande alors parfois de revenir en arrière pour sauvegarder. Heureusement, on trouve toujours un oiseau juste avant le salles du boss, au cas où nous serions vaincus par celui-ci. Je n’ai pas par contre aime le visée via Motion+ trop aléatoire, et poussive, ni le manque de charisme et de présence du « méchant » Girahim, dont on ne comprend l’utilité qu’a la toute fin du jeu (A un point ou quand j’ai récupéré la triforce, je l’avais carrément oublié) Je regrette aussi que les boss ne soit pas tous du même niveau, et que certains sont extrêmement simple, compare a d’autres! Enfin, je me suis assez ennuyé dans le ciel, ne trouvant plus rien à faire des lors que j’avais fini la quête des cristaux de gratitude, les nombre de mini-jeux étant trop faible pour moi. Un mode héroïque est débloqué lorsque l’on a fini le jeu, mais je ne suis absolument pas attire par l’idée de le recommencer de suite, tant j’ai l’impression d’en avoir déjà fait le tour lors de ma premier partie.
Pour conclure, je dirais que ce Zelda apporte de la fraicheur à une console en fin de vie, qu’il est définitivement un hit pour cette fin d’année, mais pas pour moi le hit que j’espérais.

+ Les Plus – Les Moins
+ Les musiques symphoniques magnifiques

+ Un scenario qui change des habituels de Zelda

+ Des personnages expressifs et assez colorés

+ Une difficulté à la hauteur du défi épique

+ Un système d’inventaire finement pensé

– Trop peu de zones (Trois ce n’est pas assez)

– Trop peu de Mini-jeux

– Rejouabilité moyenne

– Des contrôles assez perfectibles

– Un méchant trop peu présent

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