Kept You Waiting uh?

Dans ce dernier épisode par Kojima, et 9eme épisode canonique (sans compter le semi-canonique Portable Ops), sorti le 01/09/2015 sur PC, et consoles Old (PS3/360) et Current Gen (PS4/XBO), nous allons enfin pouvoir boucler l’histoire de Big Boss afin d’arriver juste avant la création de Outer Heaven par celui-ci, et avant qu’il ne soit vaincu par Solid Snake, son clone, dans le premier Metal Gear, sorti sur MSX en 1988. Metal Gear Solid V continue 9 ans après la fin de Ground Zeroes, suite à la destruction de Mother Base par les forces du XOF, dirigé par le sinistre et mystérieux Skull Face. Nous nous réveillons dans le un lit d’hôpital militaire cypriote sous protectorat anglais, et découvrons que suite au crash d’hélico qui a plongé Big Boss dans le coma, son corps est rempli de morceaux de métal et de reste humains, dont un morceau est logé dans son crane, et ne peut être retiré sous peine de provoquer une hémorragie cérébrale. Nous découvrons aussi que notre bras gauche a été sectionné, et remplacé par un crochet. Son réveil n’est pas passé inaperçu auprès de ses ennemis, et rapidement nous devons fuir l’hôpital, alors que notre corps n’est pas encore remis de notre long coma. S’en suit un prologue d’une heure qui fait office de tutoriel pour l’infiltration et l’utilisation d’armes. Une fois le prologue fini, nous pouvons alors découvrir le désert afghan, théatre d’une guerre entre l’armée soviétique et talibans armé par la  CIA. Notre première mission étant de retrouver et d’aller sauver Benedict « Kazuhira » Miller, notre second depuis Peace Walker (sorti sur PSP), aidé par notre allié/ennemi de toujours, Revolver Ocelot.

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Le gameplay se rapproche de celui de Peace Walker, l’histoire étant découpé en épisodes, façon série TV, avec crédits de début et de fin, matraquant le nom et le rôle de Kojima, peut-être pour faire oublier que son nom a été supprimé des jaquettes et images promotionnelles officielles. La sélection de mission se fait à bord du Centre de Commande Aérien (CCA) qui est notre hélicoptère Pequod, il est possible de sélectionner l’ordre dans lequel nous souhaitons faire missions principales ou secondaires, ces premières étant souvent débloquée par lot de 3 ou 4 en même temps. Il est aussi possible d’enchaîner ces missions sans devoir repasser par le CCA en utilisant notre iDroid pour définir le point de RDV pour lancer la mission. Vous pouvez aussi sélectionner un allié pour vous accompagner, un vehicule, si vous avez le bon niveau de fulton, ainsi que l’heure de déploiement (maintenant, le matin, ou le soir). Le CCA sert aussi à personnaliser l’apparence de Mother Base (Même si ça se limite à choisir entre une 10aine de couleurs différentes), notre emblème, l’équipement de l’hélicoptère, la couleur de nos véhicules, ou plus tard, l’apparence de nos buddy, ou de nos armes. Nous pouvons aussi gérer la construction des plateformes de notre Mother Base moyennant PIM (Produit Intérieur Militaire) et ressources que l’on peut récolter sur le front ou automatiquement via l’équipe de développement de base, ainsi que gérer notre personnel entre les différentes équipes qui sont au nombre des 7: Combat, Sécurité, R&D, Développement de Base, Soutien, Renseignement et Médical. Les 2 première servent à attaquer (Les Outers Ops de Peace Walker), et défendre votre base avancée contre les autres armées. La R&D sert à développer de nouvelles armes et outils, ou des accessoires pour les armes existantes. Le Développement de Base sert à construire les nouvelles plateformes de Mother Base, récolter de ressources brutes, et raffiner les ressources brutes en ressource utilisable pour la construction de plateforme ou pour utiliser certaines armes et objets. L’équipe de Soutien, sert à envoyer des ressources sur le terrain, ainsi qu’aux divers bombardements. Le Renseignement donne des infos à Big Boss sur la position de ennemis, et des ressources récoltables. Enfin, l’équipe Médicale, sert à soigner les malades et blessés, et augmente les chances de survie de soldats blessés si on les fultone. Il est possible de visiter Mother Base, mais malheureusement les actions que l’ont peut réaliser sont faibles. Il y a une mission d’entrainement au tir par plateforme, quelques diamants à récolter, et on peut prendre des douches pour retirer le sang sur Punished Snake, et soigner sa fatigue si on est trop longtemps parti en mission.

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Le jeu offre vraiment un sentiment de liberté, même si le terme Open World est un peu exagéré, les montagnes dessinant quand même de routes invisibles pour circuler entre les postes et bases ennemis. On retrouve d’ailleurs l’esprit Farcry dans la prise des postes de gardes, où il est possible de tuer tout le monde, ou d’arriver tout en discrétion et assommer chaque garde, après l’avoir interrogé. Les buddy sont tous utiles, que ce soir D-Horse pour se déplacer rapidement entre les différents points d’intérêt, D-Dog, pour détecter rapidement tous les ennemis, animaux et plantes médicinales à proximité, ou encore Quiet, qui peut carrément vider un base, pour peu que les ennemis restent à l’extérieur. Venom Snake n’est pas en reste, et a un choix énorme d’armes, allant de son traditionnel pistolet tranquillisant, jusqu’à fusil mitrailleur, lance roquette à tête chercheuse, ou encore fusil sniper anti-char et d’outils allant de son carton, aux lunettes de vision nocturne, en passant par des soldats ballons-leurre, le cigare fantôme qui fait avancer le temps, ou encore des mines électromagnétiques pour immobiliser les chars. Big boss peut être équipé de 2 armes principales, 1 armes secondaires plus son bras bionique, de 8 armes de soutien et de 8 outils. Le bras bionique, une fois un expert libéré d’un camp soviétique, peut être amélioré pour accélérer la visée, la vitesse de déplacement, pour débloquer un sonar permettant de détecter les formes de vies à proximité, ou encore en taser, ou carrément en poing fusée (à la manière de Zadornov dans Peace Walker). Le jeu récompense bien sur les approches discrètes, sans alerte, ni mort, mais ne pénalisent pas non plus les carnages, on perd juste un bonus, mais on sera puni en cas de nombreuses blessures sur Big Boss. Chaque missions principales possèdent entre 3 et 6 objectifs secondaires, qui ne sont dévoilé qu’après avoir fini une fois la missions (même s’il est possible de les réaliser par hasard lors que la 1ère fois.)

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Comme toujours avec les MGS, on sent le délire cinématographique de Kojima, même si au final, il y a beaucoup moins de cinématiques que dans les précédents opus. Le jeu est très prenant, et j’ai eu du mal à lâcher le jeu pendant plus d’une semaine avant de voir l’écran de fin, ébahi par le énième Plot Twist dont seul Kojima a le secret. Mais le jeu a un goût d’inachevé, le chapitre 2 est assez creux, et l’histoire avec deux persos principaux n’est absolument pas bouclée, bien que cela semble avoir été prévu au départ (cf. le BR collector trouvable sur YT qui montre ce qu’aurait pu être la mission 51) J’en garde pourtant un très bon souvenir, je continue à y jouer 1h par soir, histoire de finir les 157 missions secondaires, et finir tous les objectifs secondaires. Que vous ayez fait ou pas les autres Metal Gear, il s’agit d’un jeu à faire absolument, même si ce n’est pas le jeu de la décennie que j’attendais. J’ai par contre très hâte de pouvoir jouer à Metal Gear Online 3 qui sort le 06/10!

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